Un roman d'amour et de voyage, tendre et profond, où un écrivain un peu décalé et une femme mystérieuse, Olga, se rencontrent par hasard à la gare de Lyon et se découvrent dans un jeu subtil de confidences, d'humour et de blessures partagées. C'est un livre sur la magie des rencontres improbables, le pouvoir de la littérature, la fragilité des êtres et la manière dont les histoires (les nôtres et celles qu'on écrit) permettent de tenir debout. Le roman s'ouvre à Gérone : Barbouille remonte seul vers Paris, après trois jours d'amour « magiques » avec Olga. Dans le train, avec un carnet noir et un stylo offert par elle, il décide d'écrire pour « prolonger la magie » et raconter comment ils se sont rencontrés. On revient alors à la gare de Lyon, où Olga, plongée dans ses pensées, se cogne littéralement à lui : elle lui dit qu'il « a l'air ailleurs », lui parle de son « atmosphère » et lui renvoie une image de lui qu'il n'avait jamais osé imaginer. Barbouille est un écrivain rêveur, un peu moche à ses propres yeux, qui donne vie à des personnages dans ses carnets pour fuir le tohu-bohu et ajouter de la beauté à la laideur du monde. Olga, grave et mélancolique, parle comme Proust, évoque l'« espace du doudou », ce lieu entre rêve et réalité où elle perçoit la vulnérabilité de Barbouille. Au fil des pages, leur histoire d'amour croise d'autres récits (Narcisse, Magda, Hans, la Shoah, Berlin, des complots contemporains), tissant une trame où l'intime, la mémoire et l'Histoire se répondent. Pour quels lecteurs ?Lectrices et lecteurs de romans d'amour sensibles, centrés sur les personnages, la psyché, les dialogues, la naissance d'un couple. Publics qui aiment les récits de rencontres, les histoires de gare, les voyages, les allers-retours entre Paris, Gérone, Berlin. Lecteurs de littérature « atmosphérique » (Carné, Proust en toile de fond, Jankélévitch cité), attachés aux nuances et aux états d'âme. Clubs de lecture, bibliothèques cherchant des romans qui font parler : sur la beauté/mocheté, la mémoire, les blessures, l'amour comme chance inespérée. Une rencontre mémorable : une collision à la gare de Lyon, deux inconnus qui deviennent immédiatement « seuls au monde » au milieu de la foule, un coup de foudre raconté avec humour et délicatesse. Un personnage masculin très attachant : Barbouille, écrivain un peu clown, persuadé d'être moche, maladroit, en décalage, qui se découvre « don » et « atmosphère » grâce au regard d'Olga. Une héroïne forte et mystérieuse : Olga, femme endeuillée, lucide, qui parle de littérature, de tristesse, de risques, et qui renvoie à Barbouille une belle image de lui tout en portant ses propres drames. Une écriture sensible et cultivée : références cinéphiles (Arletty, Louis Jouvet, Carné), littéraires (Proust, Belle du Seigneur, Jankélévitch), réflexion sur la laideur, la mocheté, le « je-ne-sais-quoi » et le « presque-rien ». Une dimension mémorielle et historique : les récits de Hans, caché à l'Institut catholique de Clermont-Ferrand, déporté à Auschwitz, réfléchissant à la déshumanisation, à la honte, à ce que « l'homme » est capable de faire à l'homme.